En effet, la réduction de la fracture numérique et l’égalité d’accès aux services passent par le déploiement de la fibre partout ; or les 30 milliards d’euros (estimation issue du rapport de la DATAR) nécessaires à la réalisation d’un tel réseau et les inégalités dans les coûts d’aménagement sur chaque territoire (en fonction des caractéristiques démographiques et géographiques) poussent à rationnaliser cet investissement et à privilégier des solutions alternatives.
Notre approche
Internet comme service universel ? C’est l’objectif auquel s’attachent les collectivités territoriales depuis 2004, avec 124 réseaux d’initiative publique (RIP) créés et près de 3 milliards d’euros d’investissement.
Véritable levier pour l’attractivité, la compétitivité et l’équilibre des territoires, l’aménagement numérique est un enjeu majeur pour le développement économique local.
Cependant, si en 2010 le nombre d'abonnés au haut et très haut débit en France passe la barre des 20 millions (soit 96,7 % de la population internaute), 2,4 millions de foyers (soit 8%) ne disposent pas d’un accès à plus de 512Kbits/seconde.
De plus, avec le développement des nouveaux usages et services innovants, tant pour les entreprises que pour les acteurs publics et les citoyens, les collectivités doivent faire face à de nouveaux enjeux.
La montée en débit des réseaux et l’essor du très haut débit représentent alors des défis majeurs que les collectivités vont devoir relever pour éviter une nouvelle fracture numérique et maintenir une politique d’aménagement juste et équitable.
Pragmatisme au service des territoires ruraux
Nous savons que plus de 80% de la population réside sur 20% du territoire et que ces zones d’habitat les moins denses, sont également celles qui vont nécessiter les investissements les plus importants.
Il est nécessaire de trouver des solutions pour lutter contre la désertification des campagnes et amorcer de manière progressive l’émergence du très haut débit en zone rurale.

